Des composants espions chinois retrouvés sur des serveurs

Une information catastrophique pour SuperMicro

Longue et complexe, l’enquête de Bloomberg repose sur plus d’une douzaine de témoignages anonymes – dont beaucoup partagent des renseignements classifiés ou de nature très délicate, ce qui rend les commentaires consignés au dossier impossible sans répercussions. Malgré les dénégations des entreprises, Bloomberg mise sur le fait que les lecteurs auront confiance dans le sérieux de son reportage.

La sortie de cet article est particulièrement dommageable pour SuperMicro qui fournit des cartes mères x86 standards et sur-mesure à un grand nombre de fournisseurs de serveurs. Basé à San José, en Californie, avec des opérations de fabrication mondiales un peu partout dans le monde – y compris en Chine, où elle fabrique la plupart de ses cartes mères, SuperMicro fournit par exemple les datacenters d’Amazon qui alimentent son cloud Amazon Web Services et l’iCloud d’Apple. Un représentant du gouvernement s’adressant à M. Bloomberg a déclaré que l’objectif de la Chine était « l’accès à long terme à des secrets d’entreprise de grande valeur et à des réseaux gouvernementaux sensibles », ce qui s’inscrit dans le cadre des efforts déployés depuis longtemps par la Chine pour voler la propriété intellectuelle.

PowerEdge MX : Dell passe à son tour à l’architecture modulaire

Peser sur le marché des blades

Pour la première fois numéro 1 sur le marché des serveurs devant HPE – dans le monde et même en France – Dell a profité des synergies réalisées avec la fédération EMC mais également de la croissance de l’hyperconvergence (avec Nutanix et VxRail), de l’edge computing, des demandes en accélérateurs GPU et FPGA, et enfin des investissements pour automatiser les ressources datacenters. En France, selon les chiffres compilés par IDC, le marché des serveurs tours – à destination des PME et des sites distants – pèsent aujourd’hui 10%. C’est un marché stable. Celui des serveurs racks avec 1 à 4 processeurs par machine est le plus important avec près de 60%. Les larges systèmes – 8 à 32 puces – pour les besoins analytiques et big data est en croissance avec une part de 5 à 8 points sur le marché global des serveurs. Enfin, les blades accaparent 27 à 28 points du marché en subissant une petite baisse de forme, mais le software defined datacenter attendait les bons produits pour s’exprimer », nous a indiqué Jean-Sébastien Volte, chef de produits serveurs chez Dell EMC France. « Ce marché va se stabiliser à 22%. La France est aujourd’hui un marché mature à la différence de pays comme le Brésil ou la Chine ».

Pour revenir sur le développement de ce châssis modulaire baptisé PowerEdge MX, Dell EMC a attentivement analysé qui étaient les acheteurs sur le marché. Sur un serveur moyen 2U avec 2 sockets (60 à 70% du marché) avec 24 cœurs, 768 Go de RAM et 32 To bruts, on peut héberger une quarantaine de VM ; l’idée est de passer à 200 dans les deux ans à venir en augmentant le nombre de cœurs et les ressources mémoire (voir illustration ci-dessous). La dernière plateforme serveurs de Dell EMC entend donc accompagner ces changements en musclant sa solution modulaire avec les dernières innovations des fournisseurs de composants.

Intel généralise le 10 nm avec ses puces Ice Lake

Intel a profité de sa keynote du CES 2019 qui se tient actuellement à Las Vegas (8 au 11 janvier) pour lancer officiellement la puce Ice Lake à 10 nm basée sur l’architecture Sunny Cove, et pour annoncer d’autres puces dans la famille Coffee Lake. Mais dans ce discours étonnamment innovant, Intel a aussi dévoilé des choses très différentes, comme Lakefield, un empilage de puces Atom et Core inaugurant une approche « big-little » de l’informatique, et une initiative connue sous le nom de Projet Athena pour soutenir une toute nouvelle approche de plate-forme PC ultrabooks ou ultra-légers de prochaine génération.

Gregory Bryant, vice-président senior et directeur général Client Computing Group d’Intel, a déclaré que dans le monde des appareils connectés, les consommateurs se concentraient sur le PC. « Nous entrons dans une nouvelle ère de l’informatique ; d’omniprésence des données », a déclaré M. Bryant.